Les chemins perdus - Site de Geneviève DINDART

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Les chemins perdus

Peintures > Peintures III



Cette série appelée "Les Chemins perdus" fait suite à mon travail autour du drame de Fukushima.

Des hommes marchent. Des hommes sont en marche. Ils marchent. Vers où, nul ne le sait, vers quoi, nul ne le sait encore. Quelque chose n'est pas dit, quelque chose est tu. Le chemin n'apparaît pas, l'horizon reste flou. Le paysage qui entoure ce cortège d'hommes en marche peut être la très haute montagne, à l'aube, ou de nuit. Ce paysage peut encore être tout autre chose, une plaine, basse, qui s'accroche aux nuages improbables et opaques. Les pas sont à peu près sûrs, le silence pesant semble luire comme un reflet de glace. La banquise, en surface gelée, vient s'éterniser sous des pas insolubles. Rien n'est dit, la cordée est étrange, elle relie comme une ligne, des hommes chancelants.

Itinéraire retardé, chemins perdus.

Cette série est une production qui accompagnera une série de textes, lus, lors de ma prochaine exposition en projet, à Paris.

(En totale opposition, une autre série a vu le jour: observation de population qui marche dans la ville. Barcelone, Paris. L'observation se veut dynamique. Hommes, femmes, enfants, personnes agées, couples d'amoureux, japonais qui se photographient devant leur bus. Que les villes sont belles et combien les boulevards et les places viennent témoigner d'une vie débordante et pleine de détails inouïs...)

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